Audit et commissariat aux comptes : comprendre les enjeux et les obligations en entreprise
Les comptes des entreprises doivent être contrôlés et certifiés par des professionnels qualifiés. Ceci garantit la fiabilité des informations financières et préserve la confiance des différents acteurs économiques : partenaires, fournisseurs, sous-traitants, investisseurs, banques, administrations, etc. Pour les futurs dirigeants d’entreprises, il est donc primordial de maîtriser certaines notions comptables.
Le rôle de l'audit et du commissariat aux comptes
Audit et commissariat aux comptes sont intimement liés. Le premier terme désigne un ensemble de missions qui visent à contrôler la régularité, la sincérité et l’image fidèle des comptes d’une entreprise. Le second intervient en tant qu’acteur indépendant, avec la responsabilité de certifier les comptes annuels. Pour cela, il analyse les procédures internes et vérifie certaines opérations. Il veille également à ce que les règles comptables théoriques soient bien appliquées par les équipes comptables de la société. Cette fonction ne doit pas être confondue avec celle de l’expert-comptable, qui joue davantage un rôle de conseiller au quotidien. L’indépendance du commissaire aux comptes lui permet de garantir l’objectivité de son étude.
Ne pas confondre audit légal et audit contractuel
Le premier est strictement encadré et doit suivre une procédure précise : évaluation des risques, contrôle interne, travaux de vérification, etc. Si tout est conforme, il aboutit à la certification des comptes. L’audit contractuel profite d’un cadre plus souple et peut être lié à des missions de différentes natures. Comme son nom le laisse à penser, cette opération est définie librement entre le commissaire aux comptes et son client via un contrat. Une lettre de mission récapitule les besoins formulés par ce dernier, l’objectif précis de la mission, les moyens utilisés, un planning et des éléments de facturation.
Quelles sont les entreprises concernées ?
Contrairement à une idée reçue, toutes les sociétés ne sont pas soumises à l’obligation de nommer un commissaire aux comptes. Cette dernière dépend notamment de la structure juridique et d’autres paramètres. Les sociétés commerciales ayant adopté le statut de SA, SAS, SASU, SARL ou encore d’EURL restent les principales concernées. À la clôture d’un exercice, il leur faut également franchir au moins deux des trois seuils suivants : un bilan annuel supérieur à 4 millions d’euros, un chiffre d’affaires annuel hors taxes au-delà de 8 millions d’euros et des effectifs dépassant 50 salariés. Il existe de nombreuses exceptions à ces règles, qui permettent d’inclure par exemple les associations recevant des subventions importantes, les établissements bancaires, les assureurs et autres entreprises cotées en Bourse.
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